Pokemon : vingt-et-un ans et toutes leurs dents

yungoos_rgb_300dpiUne aventure dans un jeu Pokémon se résume souvent à ça : Plante. Eau. Feu. Pokedex. Badges. Rival. Team Méchants. Pokémon légendaire. Ligue Pokémon. Capturez les tous. Rien de renversant. Et pourtant… Depuis 21 ans, le succès ne se dément pas. Bien au contraire : en 2016, on n’a jamais autant parler de Pokémon.

La faute à une application, Pokémon Go. Elle débarque en juillet et atteint rapidement les 20 millions d’utilisateurs dans le Monde. Exceptionnel. Candy Crush pleure encore dans un recoin de l’App Store. Tous les médias s’emparent du sujet, avec plus ou moins de précision et de connaissance du sujet. La mesure, n’en parlons pas, elle n’existe plus.

Deux mois plus tard, il faut bien le reconnaître : le phénomène a déjà vécu. Pokémon Go n’est plus qu’une application dotée d’une grande fanbase. Fini le jeu révolutionnaire. Mais Pokémon, la licence, elle, fourmille d’idées à quelques semaines de la sortie de la septième génération, Soleil et Lune.

Pendant ce temps-là, l’animé, avec Sasha et Pikachu, en est à sa dix-neuvième saison. Mais The Pokemon Company joue aussi sur la nostalgie des primo-joueurs, en mettant en ligne des séries dérivées plus adultes et plus proches des scénarios des jeux. Après Pokémon Origins il y a deux ans, cette année, on nous balance Pokémon Générations…

Pokémon Go ; Soleil et Lune ; Générations : trois pokénouveautés de 2016 qu’il convient d’évoAluer.

~ POKÉMON GO ~
Invasion du réel

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Été 2016 : les pokémon débarquent sur smartphone. C’est un raz-de-marrée. Dans les concerts, aux barbecues familiaux et même aux toilettes : des millions d’utilisateurs n’hésitent pas à dégainer leur poképhone à tout moment pour vérifier qu’un Saquedeneu ou un Elektek ne se trouverait pas, par hasard, dans les environs.

Le principe est simple : grâce à la réalité augmentée, l’application invite les pokémon dans nos rues et nos maisons. Il n’y a plus qu’à les capturer avec les éternelles pokéballs, et surtout à marcher le plus possible pour augmenter les chances de rencontrer le plus de petits monstres et refaire les stocks d’objets. Une mécanique simple, assez loin des jeux d’origine, mais qui semble plaire au plus grande nombre.

Dans les médias, c’est la folie. Tout le monde s’empare du sujet, avec plus ou moins de réussite. Même la presse locale en fait ses gros titres (La Voix du Nord par exemple : j’ai travaillé dans trois agences entre juillet et août, et aucune n’a fait l’impasse sur le sujet).

Un phénomène indéniable, même si deux mois et demi plus tard la hype est bien retombée. Et on ne va pas se mentir : c’était à prévoir. Parce qu’une fois qu’on a joué un petit peu, on se lasse assez vite. Les mécaniques du jeu sont extrêmement répétitives, et manquent d’un supplément d’âme, ce côté aventure extraordinaire qui fait le sel des jeux sur consoles. Dans Pokémon Bleu et Rouge, on incarnait Red, un jeune dresseur qui partait à la découverte d’un monde inconnu pour remplir le Pokédex et devenir maître de la Ligue Pokémon tout en mettant des bâtons dans les roues de la Team Rocket. Dans Pokémon Go, on est juste nous. Et nous, on l’est déjà assez dans la vie de tous les jours, merci bien.

Allez, ne crachons pas dans la soupe : le succès de Pokémon Go laisse présager un avenir florissant pour la franchise principale, et ça, c’est une très bonne nouvelle.

« Pas très efficace »

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~ POKÉMON GÉNÉRATIONS ~
Le dessin animé pour les grands

Avec un premier jeu sorti en 1995, Nintendo et The Pokemon Company semblent avoir (enfin) compris ces dernières années qu’une grande partie de leur public actuel est le même qu’il y a 21 ans. Les petits garçons et petites filles de 5 ans en ont maintenant 26 (ouch!), et ils attendent peut-être autre chose que des produits pour enfant.

Attention, loin de moi l’idée de dénigrer le dessin animé principal, celui qui suit les aventures de Sacha et Pikachu. Certains épisodes ont marqué durablement toute une génération de pokéfans, et je ne résiste pas à la tentation de partager LA scène traumatisante qui m’a fait pleurer comme un bébé alors que j’allais au CM1.

Mais depuis, les scénarios n’ont pas beaucoup évolué, et c’est bien malheureux. Alors comment parler à ces adultes fans de Pokémon ? En jouant sur la nostalgie bien sûr.

En 2014, une série dérivée des premiers jeux débarquent. Dans Pokémon Origins, on peut enfin suivre les aventures de Red, dans des épisodes assez sombres, inspirés des événements les plus marquants des cartouches, comme la mort de la maman d’Osselait. C’est excellent, que ce soit dans la manière de transposer ce bon vieux Kanto, que dans les personnages qui ne sont ni tout blanc, ni tout noir (même Giovanni de la Team Rocket).

Cette année, avant la sortie des nouveaux jeux, un nouvel animé, plus court, a fait son apparition. Pokémon Générations propose lui de mettre en lumière des événements qui ont lieu « offscreen » tout au long des scénarios des jeux vidéos, comme la traque de la Team Rocket par les services de la police internationale ou la manière dont Blue, le rival de Red, a vaincu la Ligue Pokémon juste avant que son némésis ne vienne le détrôner. C’est trop court, mais bien foutu. Le potentiel est presque infini, avec sept scénarios originaux rien que pour les six premières générations. Alors on ne boude pas notre plaisir…

« C’est super efficace »

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~ POKÉMON SOLEIL ET LUNE ~
La 7G débarque sur 3DS

Et de sept. Après les couleurs primaires, les pierres et métaux précieux, le blanc et le noir, les dernières lettres de l’alphabet… Pokémon se lance dans les astres. Soleil et Lune : ce sont les noms des deux nouvelles versions du jeu, à paraître fin novembre. Avec le lot de nouvelles créatures apporté dans ces jeux, on approchera bientôt les mille. Mille Pokémon ! Le vieux slogan « Attrapez-les tous » n’est plus qu’une blague : l’exploit est quasiment impossible.

Dans Pokémon Soleil et Lune, les héros viennent d’emménager sur une des quatre îles de l’archipel d’Alola. Dépaysement assurée, après des versions X&Y qui nous emmenaient à Kalos, un monde inspiré par … la France. Alola, c’est Hawaï, c’est le Pacifique. Et c’est énormément de nouveautés.

On nous promet pêle-mêle des pokémon de la première génération relookés, un nouveau système d’aventure (les éternels champions d’arène semblent avoir été remplacés par « les doyens des îles ») et des créatures étranges appelées « ultra-chimères », assez imposantes et qui ne semblent pas être des pokémon mais des créatures façonnées par des hommes et femmes sûrement mal intentionnés.

De quoi titiller encore une fois la curiosité du fan et que j’ai été, que je suis et que je serai à jamais.

« Le pokémon ennemi est hors-jeu »

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En avant la musique

Nostalgie oblige, que diriez-vous d’un petit retour à Kanto, dans les traces de Red, son rival Blue, du Professeur Chen, de Giovanni de la Team Rocket, des champions Pierre, Ondine et tous les autres ? Quand les Pokémon n’étaient que 150 et 1 et que remplir le Pokédex, c’était possible. Si, si.

Depuis quelques années, un musicien grand fan des jeux propose régulièrement des albums composés de versions orchestrales des plus grands thèmes musicaux des jeux vidéos. Des petites madeleines à consommer sans modération.

Alors, prêts pour un retour à Bourg Palette ?

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