KulT : Once upon a time « Pilot »

Tous les mardis, je plonge dans les archives pour en tirer un épisode de série télé qui m’a marqué. Série d’enfance, d’adolescence ou d’aujourd’hui : toutes foisonnent d’épisodes cultes, mais il y en a certains qui résonnent selon notre sensibilité. C’est de ceux-là que je vais vous parler. Après Buffy et Smallville, une plus récente, toujours en cours malgré des intrigues souvent décevantes :  Once upon a time.

En 2011, ABC, chaîne américaine appartenant à Disney, annonce qu’elle se lance dans la production d’une série à l’idée de départ calquée sur celle des excellents comics Fables : les personnages des dessins animés et contes de notre enfance sont propulsés dans le monde moderne, sans avoir conscience de ce qu’ils sont réellement, et privés de leurs fins heureuses. À la barre : certains scénaristes d’un des derniers chefs d’oeuvre de la chaîne, Lost. Belle promesse, bien tenue durant la première saison, mais qui s’est érodée au fil des saisons.

Alors que la sixième fournée d’épisodes débute tout juste aux États-Unis, je vous propose de nous replonger dans le tout premier épisode de la série.

1×01 : Pilot / Il était une fois
Première diffusion : 23 octobre 2011

Il se passe quoi déjà ?

Storybrooke, petite ville de l’état du Maine, cernée par des bois épais. Fondée en 1983. 25 000 habitants environ. Tous, sans exception, sont des personnages de contes : bloqués dans le temps, ils ont tout oublié de leurs histoires, condamnés à vivre dans un monde où leurs fins heureuses ont été effacées.

Seuls trois personnes savent : M. Gold/Rumplestiltskin, propriétaire de la ville. C’est lui qui, pour des raisons mystérieuses, fournit la malédiction à Régina Mills/The Evil Queen, maire de la ville et responsable de l’exécution du sort, qu’elle déclenche pour se venger de Blanche-Neige et son prince Charmant.

Le fils adoptif de Régina, Henry, est lui aussi au courant (ou en tout cas il a tout deviné). Il s’est mis dans la tête de partir à la recherche de sa mère biologique, seule capable, selon lui, de rompre la malédiction. C’est « la sauveuse ».

Pourquoi c’est culte ?

L’épisode commence donc là. Enfin presque. La toute première séquence est une scène culte : celle du baiser du prince Charmant à Blanche-Neige. Ce baiser d’amour véritable qui permet de briser le sort de sommeil lancé par la méchante reine. « I’ll always find you« , lui promet-il dans une punchline qui reviendra souvent tout au long de la série. On enchaîne sur leur mariage, interrompu par la méchante reine. Elle les invite à profiter de leur victoire, car elle se vengera.

On rencontre ensuite Emma Swan. C’est elle, la mère d’Henry. On apprend très vite qu’elle est aussi … la fille de Blanche-Neige et du prince Charmant. La jeune femme vit très loin de l’univers des contes dont elle vient. Abandonnée à la naissance, elle s’est forgée une personnalité très pragmatique. Elle a donc du mal à croire Henry lorsque ce dernier débarque dans sa vie avec ses histoires de contes. Mais elle le suit tout de même, histoire de le ramener à sa mère adoptive, Régina, et finit par rester à Storybrooke, intriguée par ce fils qui a débarqué ainsi dans sa vie dix ans après qu’elle l’ait abandonné.

La force de cet épisode tient dans le parallèle entre Emma et Henry. Elle a été abandonnée par Blanche-Neige et le prince Charmant alors qu’elle était bébé car elle était leur seul espoir de briser la malédiction, « la sauveuse ». « On fait ça pour lui donner sa meilleure chance », se rassure Blanche-Neige. Et c’est exactement la même raison qu’Emma donne à Henry pour lui expliquer pourquoi elle a décidé de l’abandonner.

Pour un premier épisode, c’est une belle réussite : l’univers proposé, un peu niais sur les bords (en même temps ce sont des contes), est cohérent et intéressant. Dès ses premières apparitions, on sent que la « méchante » Régina n’est peut-être pas si horrible que ça. Au fil des saisons, sa rédemption sera la meilleure intrigue de la série, avec une interprétation très juste de la part de Lana Parilla. Les prémisses se trouvaient déjà dans ce premier épisode. Autre point : l’emprise mystérieuse de M. Gold sur la ville laisse penser que ce dernier avait peut-être des motivations autres que celles de Régina pour vouloir que la malédiction soit lancée.

La scène à retenir ?

Dans un tourbillon d’effets spéciaux plutôt réussis par rapport à ceux que propose la série d’ordinaire, la malédiction est lancée, au plus grand bonheur d’une Evil Queen. Cette scène m’a semblé la plus culte de cet épisode parce qu’elle est à l’origine de toute l’intrigue de la première saison et qu’elle impacte encore aujourd’hui la trame des saisons actuelles. Et surtout, il y a cette promesse de la grande méchante (qui ne l’est pas tant que ça) : celle qu’ils se rendent dans un monde horrible dans lequel aucun espoir n’est permis. Le nôtre.

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